Renouvellement de la qualification « surveillance des baignades » du Bafa : une circulaire est parue. http://t.co/S7Gp3LJV9Z
Taux d'encadrement des activités périscolaires : le décret bientôt publié
Les taux définis actuellement prévoient la présence d’un animateur pour 10 enfants pour les moins de 6 ans, et d’un animateur pour 14 enfants pour les plus de 6 ans.
Le MSJEPVA précise dans son communiqué que ce « projet de réforme se limitera aux activités périscolaires. Il ne s’étendra pas aux activités du mercredi après-midi et des vacances scolaires. La réforme proposée sera, par ailleurs, transitoire et encadrée. Elle se limitera à 5 ans et ne s’appliquera que si un Projet Educatif de Territoire a été validé par l’État ».
Améliorer la qualité éducative…
Selon le ministère, « agir sur les taux d’encadrement réglementaire permet d’accompagner la réussite de la réforme des rythmes éducatifs en atténuant l’augmentation du coût des activités périscolaires supportée essentiellement par les collectivités locales, les familles et les Caisses d’Allocations Familiales ».
Dans le même temps, il est annoncé que « la réforme vise à améliorer la qualité éducative des activités périscolaires proposées aux enfants, en incitant les collectivités à mettre en place un Projet éducatif articulant les différents temps éducatifs et garantissant la sécurité des mineurs accueillis ». Pour étayer son argumentation, le ministère explique qu’actuellement, « dans de nombreuses villes, de toutes tailles, les taux d’encadrement réels en garderie sont bien inférieurs à la réforme proposée et peuvent atteindre aujourd’hui 1 pour 20 voire 1 pour 25 ». Pas un mot en revanche pour nous expliquer en quoi cette réforme va améliorer la qualité des activités dans les accueils périscolaires qui eux respectaient les taux actuels…
… ou diminuer les coûts ?
Enfin, le communiqué se veut rassurant, voire quelque peu démagogique, en annonçant que « les services du ministère seront aux côtés des animateurs, des organisateurs et des équipes d’encadrement, qu’elles soient professionnelles ou non, dans la mise en œuvre de cette réforme. Leur engagement et leur compétence garantissent au quotidien la qualité de l’accueil des enfants en-dehors du temps scolaire. »
Le décret s’appliquera après que l’ensemble des processus consultatifs en cours aura été respecté. La Commission Consultative d’Evaluation des Normes (CCEN) a rendu un avis favorable le 23 janvier.
Malgré toutes ces justifications pédagogiques, il est évident que cette décision, préjudiciable selon nous tant à la qualité éducative des activités proposées qu’aux conditions de travail des animateurs, est avant tout motivée par des considérations économiques. Il suffit de lire cet article et d’étudier les calculs établis par le ministère de l’Éducation nationale dans la « fiche d’impact [de la réforme] sur les collectivités territoriales », pour en être convaincu.
David Jecko
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Commentaires (5)
D'abord scandalisé, j'ai maintenant, un point de vu un peu différent et pas mal de questions ... directeur ALAE et Toulousain pour nous c'est un retour en arrière car par chez nous il y a des ALAE partout et dans le miens le taux d'encadrement est respecté , mais le recrutement est difficile ! Or cette réforme ne concerne pas l'extra scolaire mais bien le péri et pourquoi nous vient t-elle du ministre de l'éducation nationale alors que l'on a toujours été "Jeunesse et sports" ? Et bien parceque le ministre n'est pas un élu local et il a une vision Nationale. les ALAE ne sont pas si répandus ... la majorité est en région Toulousaine et Parisienne ... Par exemple a Lille il n'yen a pas (ou peu). N'y a t_il pas derrière tout ça une démarche incitatrice pour que les mairies résistantes ou disposant de peu de ressources (petites communes) franchissent le pas? Et ne doit on pas y voir une reconnaissance de notre métier dans cette annonce d'un travail en partenariat avec les enseignants sur le perisco? Je pense sincèrement qu'il y a une place a conquérir et peut être une vrai transformation du visage de notre système éducatif. Prochaine étape si nous sommes rattachés a l'éducation nationale : l'harmonisation de la formation des animateurs a l'instar des enseignants en IUFM.
Il faut lacher un peu les enfants et ne pas toujours vouloir les éduquer. On a déjà une génération d'assistés et en voulant trop éduquer à tout va, on oublie que les enfants ont besoin de moments à eux pour développer leur imaginaire et acquerir de l'autonomie. Alors, c'est dans ces moments là que nous devons être plus nombreux car ils ne sont pas sous controle et peuvent partir dans tous les sens. les enfants ne sont pas que des machines à engranger les infos, ils ont besoin de temps où on les surveille simplement. C'est pourquoi cette réforme des taux d'encadrement me semble un bricolage absurde et dangeureux. En tant qu'animateur, nous nous devons de prévenir les parents de cette situation avant que l'on nous reproche dans quelques temps de "mal" surveiller les enfants. Dans certains quartiers, les animateurs ne peuvent déjà pas faire leur travail à 1 pour 10 et 1 pour 14.
Quelle honte !
On croit rêver!!!! diminuer les taux d'encadrement et allonger le temps de présence des animateurs avec les enfants!!! et après ca, on va nous faire croire que les conditions d'accueil ne vont pas empirer!!!
Olivier, l'argument que vous développez est celui utilisé par Jeunesse et Sports pour défendre ce texte. Selon moi cet argument ne tient pas à partir du moment où le passage en ALAE ne devient pas obligatoire. Au regard de l'état des finances des collectivités locales, il est à craindre en effet qu'en l'absence de toute obligation d'instaurer un véritable accueil périscolaire, les mairies choisissent de se contenter de services de garderie, bien moins coûteux, largement moins contraignants, mais aussi d'une qualité éducative très inférieure, voire proche du zéro.