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Retour aux 4 jours : 43 % des communes concernées

27 septembre 2017 Catégorie : Jeunesse Éducation populaire Ministères et institutions Vie associative Emploi

Retour aux 4 jours : 43 % des communes concernées
L'Association des maires de France a annoncé la semaine dernière que 43,39 % des communes ont choisi de revenir à la semaine de 4 jours. Ce chiffre est supérieur de 6 points au taux du ministère.
Le 18 juillet dernier, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé que "36,8% des communes de France ayant au moins une école publique [avaient] choisi une semaine scolaire de quatre jours à compter de la rentrée". Ce qui voulait dire qu'un peu plus d’un quart des élèves du primaire (28,7%) changeraient de rythmes en septembre. Cette moyenne cachait de grandes disparités territoriales puisque, selon le communiqué du ministère, les zones rurales étaient plus impactées et certaines académies plus enclines à accorder ce nouveau régime dérogatoire. Par exemple, il était annoncé que seuls 13 % des écoles de l’académie de Nantes changeraient de rythmes à la rentrée, a contrario 97 % des établissements de l’académie de Martinique.
Cette estimation a été nettement revue à la hausse, le 18 septembre, par l'Association des maires de France. En effet, celle-ci affirme que 43,39 % de communes ont véritablement choisi à la rentrée une organisation "basée sur 8 demi-journées réparties sur 4 jours". L'association publie même une cartographie, commune par commune, de l’organisation actuelle du temps scolaire, dans toute la France. Ce document exclusif a été réalisé en recoupant les données de deux fichiers fournis par l'Éducation nationale.

Pour quelles raisons revient-on à la semaine de 4 jours ?

Cette carte interactive montre néanmoins des tendances similaires à celles évoquées par le ministère. À savoir que le taux de retour à la semaine de 4 jours est extrêmement important dans le Nord et le Sud-Est, et plus faible dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Comme il existe souvent une forte disparité au sein même des académies, d’un département à l’autre. Autre constat : la ruralité d'un territoire comme sa richesse ou sa pauvreté n'expliquent pas à eux seuls ce changement de rythmes.
Ainsi, "pour mieux comprendre les différents motifs qui ont guidé les choix des communes", l'association a envoyé à l’ensemble des communes dotées d’au moins une école publique un nouveau questionnaire le 15 septembre. Les résultats de cette enquête qui s'annoncent particulièrement intéressants seront dévoilés le mercredi 22 novembre, lors du 100e Congrès de l’association.

Florent Contassot avec AEF

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