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Service civique

15 février 2011 Catégorie : Jeunesse

Service civique
"Il faut rendre complémentaires les volontariats nationaux et européens", proposent l'Agence du service civique, l'Ofaj et l'Injep.
Il faut "favoriser à moyen terme une plus grande articulation entre les formes de volontariat soutenues par la Commission européenne, dont le SVE (Service volontaire européen) et les initiatives nationales en faveur de l'engagement. À ce titre, les expérimentations de financements croisés doivent être conduites pour que, dans chaque État, les ressources puissent être optimisées au bénéfice des jeunes", font valoir l'Agence du service civique, l'Ofaj et l'Afpeja (Agence française du programme européen "Jeunesse en action" – un organisme relié à l'Injep). C'est une des orientations annoncées après la conférence "Pour une Europe des volontariats" qui s'est tenue jeudi 10 février 2011 à Paris, à l'initiative de ces quatre organismes.
Convergence et synergie
Ils rapportent qu'en France, l'Agence du service civique et l'Afpeja, avec l'aide de l'Injep "ont commencé à travailler à des convergences pratiques entre le service civique et le SVE". Le but est de rendre complémentaires les "moyens des deux programmes afin qu'un plus grand nombre de jeunes, en particulier ceux avec le moins d'opportunités, puissent faire l'expérience d'une mobilité européenne". La Commission européenne se verra soumettre des propositions en ce sens "dans les jours à venir".
À court terme, des pistes sont également détaillées pour accroître l'orientation visant la synergie entre les programmes communautaires et nationaux. Il s'agit d'organiser des "modules de formation en commun pour les volontaires du service civique français et ceux du SVE". Mais également de définir conjointement "une charte du volontariat, qui précise les droits et devoirs des volontaires", de procéder à des "regroupements entre des volontaires de nationalités différentes" et de définir "un programme d'évaluation de l'impact de ces formes d'engagement et de mobilité afin de disposer, au niveau européen, de monographies qui sauront porter le message auprès des décideurs et rendre ces programmes attractifs".
Statut et droits des volontaires
Une seconde orientation est de "consolider en Europe le statut particulier du volontaire". Les trois organismes évoquent ainsi une "ambiguïté sémantique autour des mots anglais 'volunteer' et 'unpaid worker' et de leurs traductions françaises". Il y a donc selon eux une difficulté pour "concevoir un espace, notamment juridique, pour le volontariat proprement dit" qu'ils définissent comme une "activité continue et soutenue, pour une période déterminée, désintéressée mais indemnisée, au service de la collectivité". Ils rappellent que certains États membres ont mis en place des statuts de volontaires et appellent à l'adoption d'un « socle commun […] au niveau européen »

Il s'agit en outre d' "accroître les droits des volontaires", car le statut de volontaire, quand il existe selon les pays, "prévoit des niveaux de protection sociale hétérogènes au sein de l'UE", notent l'Agence du Service Civique, l'Ofaj et l'Afpeja. Ils estiment que cette harmonisation pourrait avoir lieu en particulier en matière de retraite.

Enfin, ils souhaitent "rendre effective et renforcer la reconnaissance des acquis de l'expérience du volontariat ou de la mobilité". Ces expériences doivent "justifier l'octroi de crédits ECTS et être validées comme un acquis" et de même être "reconnues par le monde économique dans le processus de recrutement".

Valoriser le volontariat dans les études

Sur ce sujet, Jeannette Bougrab, la secrétaire d'État à la Jeunesse à la Vie associative, a annoncé le 3 février dernier qu'un décret "pour valoriser, dans les cursus universitaires, les expériences des jeunes ayant fait un service civique" était actuellement en signature au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle précise qu'il faudra un lien "d'une précision chirurgicale" entre la nature de la mission de service civique et les unités du cursus. Ce décret doit être publié avant l'anniversaire du service civique, le 10 mars. En outre, elle avait déclaré, le 31 décembre 2010, s'apprêter à signer "une convention avec dix grandes entreprises qui s'engageront à faire connaître le service civique au sein de leurs services de recrutement" et à "réserver à des jeunes ayant fait le service civique des places dans leurs centres de formation pour un apprentissage".

Selon l'Agence du service civique, 10 000 jeunes se sont engagés en 2010 dans un service civique et 15 000 doivent le faire en 2011. 37 000 demandes ont été enregistrées sur le site de l'Agence (www.service-civique.gouv.fr) ainsi que 15 000 demandes de structures agréées souhaitant accueillir des volontaires.

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