Accueils périscolaires : un collectif défend la qualification des directeurs

Ce collectif s'oppose à des projets de textes réglementaires présentés dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires lors de l'assemblée plénière du Conseil national de l'Éducation populaire et de la jeunesse (CNEPJ) réuni le vendredi 17 mai au ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative.

Pour des directeurs titulaires de diplômes professionnels

Le collectif, qui a écrit une lettre ouverte aux ministres Valérie Fourneyron (Éducation populaire) et Vincent Peillon (Éducation nationale), s'élève en particulier contre un projet d'arrêté instaurant une dérogation aux règles d'encadrement dans les accueils de loisirs.

Le projet d'arrêté, soumis à concertation, supprime l’obligation pour les accueils de loisirs accueillant plus de 80 mineurs plus de 80 jours par an d’être dirigés par une personne titulaire d’une qualification professionnelle. Il prévoit aussi la possibilité de confier la direction des accueils périscolaires à un stagiaire Bafd, dans l'objectif de « faciliter la mise en place des nouveaux rythmes éducatifs ». Avec cet arrêté, les fonctions de direction ne seraient ainsi plus réservées aux personnes titulaires de diplômes professionnels de l'animation.

La qualification, « un minimum nécessaire»
Si « la qualité des activités n'est pas exclusivement liée au diplôme professionnel du directeur », le collectif d'organisations syndicales et d'acteurs de l'animation considère que « la qualification reste cependant un minimum nécessaire ». « Les structures de loisirs éducatifs périscolaires doivent être dirigées par des professionnels de l'animation, titulaires de diplômes professionnels de l'animation », estime le collectif, qui réclame le retrait de ce projet d'arrêté.
Le collectif souligne que « la généralisation de temps de loisirs éducatifs périscolaires dirigés par des professionnels de l'animation nécessitera la mise en œuvre d'un processus de formation professionnelle des animateurs impulsé par l'État sur les cinq prochaines années ». « Des étapes dans la professionnalisation sont à construire », affirme-t-il.
« Nous allons examiner la requête de ce collectif et voir comment la prendre en compte », a indiqué mercredi 29 mai le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative. Une affaire à suivre donc…

     
 

(1) Le collectif regroupe CFE-CGC éducation, CGC ERD, EPA (Éducation pluralisme et action solidaire)-FSU, Ferc-CGT, Le Journal de l'Animation, La Jeunesse au Plein Air, SEJS-Unsa, SEP-Unsa, Unsa-Territoriaux.

 

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