Animateur socioculturel : 3e métier le plus recherché, mais…

L’enquête « Besoins en main-d’œuvre » (BMO) est réalisée chaque année depuis 2002, à l’initiative de Pôle emploi avec le concours du Crédoc. Outil d’aide à la décision, cette enquête apporte un éclairage sur les attentes et les difficultés rencontrées par les employeurs en matière de recrutement. Elle mesure en effet les intentions des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements, ainsi que l’importance des difficultés envisagées et le recours à l’emploi saisonnier.

De manière générale, comme les années précédentes, le secteur des services aux particuliers tient le haut de l’affiche comme premier contributeur de l’économie, avec 41,1% des intentions d’embauches en 2016. Signe d’une forme de reprise, les besoins de main-d’œuvre dans les services aux particuliers progressent par exemple de 4,5% cette année.

Mais surtout, les professionnels de l’animation socioculturelle (77 700 projets d’embauche) sont le troisième métier le plus recherché, derrière les saisonniers de la cueillette (viticulture, arboriculture…), et les agents d’entretien, et devant les serveurs de restauration et les employés polyvalents de cuisine.

 

Enthousiasme à relativiser

Un intérêt qui met en évidence que les métiers les plus recherchés sont également souvent ceux qui enregistrent les plus fortes progressions de projets d’embauche par rapport à l’an passé. C’est le cas des professionnels de l’animation socioculturelle : + 5 874 recrutements annoncés entre 2015 et 2016. À noter que sur les cinq années passées, des hausses significatives ont été enregistrées (+ 15 667 projets de recrutements).

Ce constat encourageant pour le secteur de l'animation s’explique vraisemblablement par la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, qui a dopé la demande. Point négatif, il faut souligner que la part des saisonniers dans les postes proposés représente environ 68%… Malgré tout, si l’on observe le classement des métiers les plus recherchés non liés à une activités saisonnière, l’animation socioculturelle se classe tout de même en septième position, avec 24 709 recrutements envisagés, et surtout une progression de + 50 % entre 2012 et 2015, et + 10,1 % entre 2015 et 2016.

Les régions où les animateurs sont les plus recherchés sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (9 611 projets de recrutements), le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (9 470) et l’Île-de-France (9134). En métropole, l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région où les recrutements sont les plus difficiles (39,4%), devant la Corse (38,4%) et la région Centre-Val-de-Loire (33,7%).

Si l’on peut se réjouir des chiffres plutôt positifs livrés par l’enquête BMO 2016, tout en restant conscient de la forte saisonnalité des postes proposés, il convient encore de demeurer prudent, car les données publiées ne sont basées que sur les déclarations d’intention des entreprises, et ni la nature des contrats de travail ni la durée des missions ne sont précisés. La marge de concrétisation reste encore à mesurer pour savoir si les promesses seront bien tenues…

Alexandre Verguet


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