Aux colos, citoyens !

La refondation de l’école ne doit pas occulter les autres sujets sensibles du monde de l’animation. Comme la création d’un statut de volontaire de l’animation en remplacement de l’actuel contrat d’engagement éducatif. La confédération de La Jeunesse au Plein Air le rappelle avec justesse : « Près de 160 000 personnes encadrent et dirigent de manière occasionnelle des centres de vacances et de loisirs. Grâce à cette forme d’engagement, ces volontaires permettent aux organismes d’accueil de remplir leurs missions sociales et éducatives. (…) [Il est donc urgent] de préserver le modèle des séjours collectifs basé sur la mixité sociale et, plus largement, par les structures non lucratives qui les organisent, en créant un statut de volontaire de l'animation compatible avec le droit européen. »

C’est pourquoi la Ligue de l’Enseignement, en lien avec les différents organismes portant ce projet (Ceméa, les Francas, UCPA, CCAS, MJC de France, Familles rurales, etc.), a publié un document détaillant en quelques lignes les six clés du volontariat de l’animation. A savoir : une charte nationale du volontariat de l’animation (droits et devoirs des volontaires ainsi que des organismes d’accueil), un engagement sur un temps limité, une formation assurée, un engagement pour les organismes sans but lucratif, un volontariat indemnisé (indemnité non soumise à l’impôt sur le revenu et ne suspendant pas les droits sociaux ou allocations) et une protection sociale et des droits à la retraite.

Défendre le droit aux vacances

Inutile de se voiler la face, obtenir la création de ce statut sera un combat de longue haleine. On rappellera par exemple que les associations se battent depuis 2006 pour sa création et qu’une proposition de loi visant à « renforcer l'accès aux loisirs et aux vacances par la création d'un statut du volontariat de l'animation » avait été déposée le 22 décembre 2012. Sans suite... Ah si, la loi Warsmann et le principe du repos compensateur.

Il est donc primordial de soutenir cette initiative et de la porter avec énergie. Parce que, comme le clame la confédération de La Jeunesse au Plein Air : « Le droit aux vacances est un droit commun qu’il nous revient de défendre ! », sous peine de perdre cette noble idée de l’éducation populaire à la française, et pis, l’accession aux vacances pour tous, même si des inégalités existent dans ce domaine.

Le document de la confédération de La Jeunesse au Plein Air est consultable ici.

FC


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