Carnets d'été : "Avec les Copains d’Abord, voir Milan et se nourrir !"

“Notre séjour à Milan est parti d’une simple lecture de prospectus, de discussions, pour devenir un projet à part entière”, explique Philippe Marrocco, de l’association Les Copains d’Abord, située à Baldersheim, dans la banlieue de Mulhouse (Haut-Rhin).

L’association a vu le jour en 1997, et concerne les communes de Sausheim, Baldersheim, Battenheim, Rixheim, Habsheim et Dietwiller. Entre le périscolaire, les mercredis, les petites et grandes vacances, elle accueille jusqu’à 160 enfants certains jours. Aujourd’hui, les Copains d’Abord comptent cinquante salariés permanents répartis sur quatre sites, et quatre-vingt animateurs occasionnels les rejoignent dans les périodes de forte activité.

Longue préparation

Ce sont donc quinze jeunes de 9 à 15 ans qui se sont retrouvés en Italie du 3 au 7 août, sur le site de l’Exposition Universelle. Pour les encadrer, il y avait Cathy, la responsable du projet (Bafa, Bafd, Bpjeps APT, AFPS et BSB), Philippe (Bafa, stagiaire Bafd, PSC1) et Pierre-Alexandre (stagiaire Bafa, titulaire du PSC1).  

“Tout s’est préparé fortement en amont, car le plus compliqué fut la barrière de la langue pour comprendre et se faire comprendre par e-mail avec les responsables du lieu d’hébergement (nous avons opté pour une auberge de jeunesse), et la réservation des tickets pour l’entrée de l’Exposition Universelle”, raconte Philippe Marrocco.

“C’est pour cela que nous sommes sur le projet depuis décembre 2014. L’Exposition Universelle est un pas entre les générations actuelles d’enfants et l’ouverture sur le monde. De plus Milan n’est ‘qu’à’ 5 heures de route de l’Alsace. Puis il faut se dire qu’elle n’a lieu que tous les 5 ans un peu partout dans le monde, donc Milan était l’idéal.”

Il est vrai que la cité transalpine ne se situe qu’à 370 km du Haut-Rhin… Le trajet et les déplacements ont été effectués grâce à deux minibus de l’association, conduits par les deux animateurs permanents, titulaires du permis depuis plus de trois ans.

“Tout devait être réglé comme du papier à musique, car se rendre dans une ville étrangère que nous ne connaissions pas, avec une langue différente, nous a demandé un travail bien précis avant le départ : imprimer un trajet, charger les talkies, s’assurer d’avoir tous les papiers de réservation, notre matériel pour les repas, et organiser les différentes sorties. Dans tout les cas, dans le domaine de l’animation, il faut aussi savoir s’adapter car tout ne peut pas être planifié. C’est ce que l’on a fait une fois le groupe bien soudé”, poursuit Philippe.

Participer à l’Expo

Après le voyage et un déjeuner tiré du sac, ce fut l’installation à l’auberge Zebra en dortoirs avant une petite balade aux alentours. Au cœur de ce voyage, il y avait donc deux jours pour visiter le site grandiose construit pour l’Exposition Universelle de Milan, un espace de plus d’un million de mètres carrés, pour une cinquantaine pavillons de pays étrangers. Celui de la France était novateur et original, représentant un paysage inversé avec ses reliefs. Le groupe des Copains d’Abord a su prendre le temps de participer aux conférences, d’être acteur volontaire aux aires thématiques en s’impliquant dans différents ateliers sensoriels.

Les trois autres jours furent consacrés à la découverte de la ville, son architecture, ses boutiques, ses jardins et parcs avec des balades à pied jusqu’à des monuments incontournables comme le jardin botanique Cascina Rosa, le Duomo di Milano, la Piazza Gae Aulenti, l’Arco della Pace. Sans oublier quelques moments de shopping ou simplement de lèche-vitrines dans l’un des nombreux centres commerciaux de la capitale de la mode !

Alimentation et environnement

Au-delà de cet aspect “récréatif”, ce fut l’occasion d’apprendre à préparer des repas en consommant des produits respectueux de l’environnement, peu énergivores, car outre la découverte de Milan et de son patrimoine culturel, les animateurs avaient pour objectif de faire prendre conscience aux jeunes de l’évolution de l’alimentation dans les décennies à venir. Avec ce que cela implique comme modifications et adaptations dans les habitudes.

Sur le plan de la restauration, si les petits déjeuners étaient pris à l’auberge de jeunesse, les déjeuners et dîners étaient l’occasion de plus d’originalité pour le groupe. “Le midi nous allions à un pavillon pour nous y restaurer (Angola, Argentine et Oman). Et pour la constitution des repas du soir, nous rapportions des denrées achetées sur l’expo en collaboration avec les jeunes. Nous choisissions des pavillons ou clusters (ensemble de pays qui présentent la même ressource) déjà visités, puis nous achetions ce qui nous faisait envie, tout en regardant comment ils étaient produits, comment ils étaient récoltés, et surtout combien ils auraient coûté si nous les avions achetés en grande surface près de chez nous.”

Puis les voyageurs alsaciens cuisinaient le tout une fois arrivés à l’auberge. “Pour la préparation des repas, nous nous basions sur le volontariat, et d’une manière générale, on peut dire que chacun a participé, à sa façon (confection, nettoyage, rangement…)”, souligne Philippe.

Pour autant, les Alsaciens n’ont pas manqué de savourer une bonne pizza, ainsi qu’une incontournable glace à l’italienne. Il aurait été dommage de rater une si belle occasion !

Alexandre Verguet


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