Carnets d'été – Un séjour surf, pour le plaisir!

Laurine Henry est la directrice d’un séjour surf à proximité d’Anglet durant la période de juillet. Pour l’heure, elle doit composer avec les conditions météo qui compliquent un peu le début du mois.
La région est située aux frontières des Landes, des Pyrénées et de la Côte d’Argent. Entre l’océan et l’Adour, le domaine du Pignada se trouve au cœur d’une forêt de pins, où sont hébergés les jeunes participants.
À proximité des plages d’Anglet, installé sur un parc de 4 hectares en partie boisé, il y a plusieurs petits pavillons indépendants dont l’un d’entre eux accueille les groupes gérés par Laurine Henry. Le parc comprend également une piscine, un court de tennis, un fronton (pelote basque) et un mini-golf. L’encadrement se compose de la directrice, de deux adjoints (assistants-sanitaires), d’un surveillant de baignade, d’animateurs et de deux stagiaires Bafa, soit au total 14 personnes.

Encadrement

Originaire de Bretagne, la jeune femme découvre le pays basque et les planches de surf. "À la base, mon domaine est plutôt l’équitation, j’ai débuté l’animation de manière bénévole dans mon centre équestre avant de décrocher mon Bafa en 2009, puis mon Bpjeps en 2012."
À Anglet, elle travaille pour l’organisme Aquarelle. Une structure qui depuis 1985 accueille les enfants et adolescents au sein de ses séjours de vacances.
Aquarelle s’appuie sur des équipes pédagogiques dirigées chacune par une directrice ou un directeur aux qualités éprouvées. Elles évoluent en contact permanent avec les enfants, répondant avec chaleur et douceur, mais aussi avec fermeté, à leurs attentes tout en sachant solliciter leur enthousiasme. Ce sont les directeurs qui recrutent leur encadrement, animateurs, assistante sanitaire et adjoint pédagogique (en fonction du nombre d'enfants) et ces équipes sont composées en fonction de l’âge des participants.
Les objectifs éducatifs sont clairs : permettre à l’enfant ou au jeune de vivre un séjour en dehors du domicile familial, de trouver sa place dans un groupe et de s’impliquer en étant acteur dans le fonctionnement proposé.

"Le surf doit rester un plaisir"

Concernant le recrutement, Laurine n’a pas recherché forcément des animateurs pratiquant le body-board, ou le surf.
"Connaître le surf, c’est un plus, mais ce n’est pas obligatoire, car l’activité est encadrée par un BE. Je demande avant tout aux animateurs d’avoir l’œil sur les enfants et leur éventuel mal-être. Il n’y a pas forcément de groupes de niveau, il n’y a pas d’objectifs sportifs. Ils choisissent de surfer en fonction de leur envie."
Ce choix se fait sur une semaine, mais il est toujours possible d’adapter les choses. Le surf doit avant tout être un plaisir. "Je dirais que si des progrès sont réalisés, c’est tant mieux, mais il ne s’agit pas du tout d’un stage de surf, juste une découverte de l’activité." Généralement, les jeunes reviennent les années suivantes pour le cadre et les animateurs !
"Pour ma part, j’avais envie de découvrir quelque chose de nouveau", confie Laurine Henry. "Je n’ai jamais pratiqué le surf, si j’ai du temps, j’essaierai…"

Organisation sans faille

Il est vrai que la directrice à fort à faire avec les deux groupes de jeunes : les Vagab’Ondes (8-12 ans) et les Pignada Col’Ados (13-17 ans). Chacun à un programme bien spécifique. Pour les plus jeunes, body-board (8-12 ans) ou surf (10-12 ans), mais également pirogue polynésienne, stand up paddle, accrobranches, astronomie, piscine, plage et baignades… Quant aux "grands", outre le surf, ils peuvent découvrir le rafting, la tyrolienne infernale, la bouée tractée ou encore la nage en eau vive.
Le rôle de Laurine Henry est conditionné par une forte organisation. En effet, chaque jeune doit avoir réalisé un nombre précis d’activités, par exemple 3 à 4 séances de surf pour un séjour de 14 jours. Afin de parfaitement visualiser les choses, l’équipe s’appuie sur un grand tableau où les jeunes cochent ce qu’ils ont fait.
"Ce sont vraiment les jeunes qui choisissent leurs activités. Ils ont généralement déjà participé à des séjours sportifs, et font preuve de dynamisme. Ca bouge pas mal ! Nous faisons bien entendu très attention au rythme de chacun. Par exemple, pour le petit-déjeuner, ça peut aller jusque 9 h 30. Puis après le repas, nous veillons à organiser des temps plus calmes. Quant au soir, certains ont la possibilité d’aller se coucher s’ils ressentent la fatigue. Les jeunes séjournent entre 14 et 21 jours… pour les plus courageux !", plaisante la directrice.

Sasha Terguev


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