Covid-19 / Témoignage de Stevens Juhel, dans le Bas-Rhin : "On s’adapte aux besoins."

Covid-19 / Témoignage de Stevens Juhel, animateur dans le Bas-Rhin : "On s’adapte aux besoins."

"Je travaille pour l’Association familiale de loisirs éducatifs et de formation (Alef), spécialisée dans l’organisation de l’accueil des enfants et dans les services associés sur le Bas-Rhin (67). Dès le début du confinement, je me suis porté volontaire, comme la moitié de l’équipe de notre structure, pour accueillir les enfants des personnels indispensables. Je n’ai pas d’enfants et je voulais soulager les familles qui n’ont d’autres choix que de travailler."

"L’association a été sollicitée par de nombreuses collectivités pour déployer ses animateurs volontaires là où s'organisaient des lieux de garde. Je suis actuellement sur Obernai où nous accueillons chaque jour, avec un de mes collègues, environ 6-7 enfants de soignants. Leur nombre n’est pas fixe et nous ne savons pas toujours à quelle heure leurs parents viendront les rechercher. Nous recevons toutefois tous les jours vers 16 h une liste détaillant les enfants que nous accueillerons le lendemain. Nous travaillons les lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 11 h 30 à 13 h 30 et de 16 h à 18 h, et le mercredi de 7 h 30 à 18 h. Le reste du temps, le matin et pendant le temps scolaire, les enfants sont sous la responsabilité de plusieurs Atsem et enseignants volontaires. La semaine dernière, nous étions deux animateurs ; cette semaine, nous sommes quatre car d’autres volontaires se sont proposés pour nous épauler. Nous accueillerons aussi dorénavant les samedi et dimanche si besoin."

Les animateurs suivent un protocole

"Nous suivons un protocole établi par la mairie d'Obernai : nous restons si possible à un mètre des enfants, ces derniers viennent avec leur matériel scolaire et leurs propres jeux et nous changeons de salle tous les jours. La salle utilisée est en effet nettoyée chaque soir par une société spécialisée. Nous mangeons sur place avec les enfants dans une salle à part, et les repas sont tirés du sac."

"C’est plus une garderie qu’un accueil de mineurs avec des activités et des projets. Mais les conditions sont particulières. On s’adapte beaucoup : par exemple, on ne fait pas de bricolage ou d’activités trop longues pour garder de la souplesse. Nous avons des masques, des gants et du gel hydroalcoolique. J’ai utilisé les gants la première journée puis j’ai opté pour un lavage très régulier des mains, comme les enfants. Nous n’avons encore pas eu besoin d’utiliser les masques."

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