Harcèlement scolaire

“Évaluer la réalité du vécu des élèves“ : telle était la volonté affichée par Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, à l'occasion d'une rencontre avec des signataires d'une lettre ouverte sur le harcèlement scolaire, lundi 14 mars 2011.

Luc Chatel a rappelé avoir fait en 2010 “la promesse de s'attaquer à cette violence psychique, et parfois physique, entre pairs“. Il souligne “l'extrême diversité de ces phénomènes de violence, procédant le plus souvent d'un jugement négatif et répété que portent des élèves sur un trait distinctif quelconque d'un de leurs camarades, que ce soit sur un handicap, même léger, sur le vêtement, la taille, ou sur les résultats scolaires“. Ces violences “s'accompagnent d'injures, de menaces, voire de violences physiques dans certains cas“.

Effets négatifs durables
Contrairement à d'autres pays, « la France n'a pas jusqu'alors élaboré de politique nationale ciblée pour lutter contre le harcèlement scolaire », a regretté le ministre.
Les experts reçus par le ministre, dont Marcel Rufo, pédopsychaitre et Nicole Catheline, auteur de « Harcèlements à l'école » (Albin Michel, 2008) ont signalé “les effets négatifs durables“, pour les élèves : “solitude, difficultés d'adaptation, absentéisme plus fréquent, résultats scolaires en baisse sensible, dépression, voire tentative de suicide dans les cas les plus extrêmes“.

Source AEF


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