Refondation de l’éducation : l’heure est aux négociations

Lundi, débuteront les négociations autour de la loi d'orientation et de programmation pour l'école avec les organisations syndicales représentatives. Un moment crucial pour les animateurs et plus généralement le secteur, car le ministre de l'Éducation nationale a clairement dit lors de sa conférence de presse, le jeudi 11 octobre, qu’il recevra à cette occasion les associations d'élus qui « doivent être associées davantage encore », les mouvements d'éducation populaire et les associations de parents d'élèves, lycéennes et étudiantes.

Cette phase de discussions durera une semaine. « Nous mettrons en place la semaine suivante le travail interministériel. » La rédaction du projet de loi d'orientation et de programmation se terminera « d'ici novembre » et le texte sera présenté en conseil des ministres le 12 ou 19 décembre. Le débat parlementaire aura quant à lui lieu à partir de janvier 2013. « La loi aura deux vertus : nous y sanctuariserons et programmerons les moyens financiers nécessaires pour mener à bien les réformes et une annexe précisera les orientations et la philosophie de l'ensemble des réformes », a précisé le ministre.

On ne doit pas nous oublier !

On pourrait se réjouir de cette arrivée dans le débat des professionnels de l’animation. Toutefois, les attentes de l’ensemble des acteurs éducatifs (syndicats enseignants, associations de parents d’élèves, mouvements d’éducation populaire…) sont nombreuses, et la crainte de voir nos revendications « s’évaporer » au fil des jours toujours présente.  Pourtant, notre rôle dans cette refonte de l’éducation est majeur, pour ne pas dire central. Vincent Peillon l’a rappelé dans une interview donnée au journal Le Monde (à lire ici) : « Comme l'a annoncé le chef de l'État, la semaine [scolaire] comptera quatre jours et demi [à compter de la rentrée 2013]. La journée de classe sera allégée et mieux articulée avec les temps péri-éducatifs, qui comprendront l'aide aux devoirs - qui se feront désormais à l'école -, ainsi que des activités culturelles et sportives. Aucun enfant ne sera hors de l'école avant 16h30. Et toutes les ressources doivent être mobilisées pour garantir à tous, sur tous les territoires, y compris les moins riches, une prise en charge péri-éducative de qualité : État, collectivités, caisses d'allocations familiales et - pourquoi pas - fondations d'entreprise participeront à son financement. »

Il est donc l’heure de faire entendre notre voix, et pourquoi pas de relayer encore les propositions énoncées par Valérie Foureyron, le 1er octobre, qui avaient surpris bon nombre d’observateurs de l’animation : on y trouvait notamment un rééquilibrage des financements (création d'un fonds de péréquation), une possible synergie avec le monde enseignant… et, en lisant entre les lignes, une véritable reconnaissance de notre métier.


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