Rythmes scolaires

“La mise en place de sept semaines de classe en alternance avec deux semaines de vacances ne peut pas et ne doit pas conduire à une réduction automatique de la durée des grandes vacances“, estime François Testu dans un communiqué. Le président de la Jeunesse au Plein Air, par ailleurs membre du comité de pilotage de la conférence nationale sur les rythmes scolaires, cite deux raisons pour appuyer son propos.

 

Il juge d'abord que “vérification faite, il est possible de sauvegarder, la durée actuelle des grandes vacances à la condition de répartir les 24 heures d'enseignement hebdomadaire sur quatre jours et demi“. Il avance surtout, que de nouveaux aménagements des temps scolaires ne peuvent être envisagés “sans prendre en compte le rôle important des temps extra et périscolaires, sans considérer les temps des vacances, notamment celui des grandes vacances, comme des temps éducatifs et de repos“.

Le rapport de la mission des Affaires culturelles et d'Éducation présidée par Michèle Tabarot (député UMP des Alpes-Maritimes), remis le 8 décembre 2010, préconise “de respecter l'alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d'allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre“.

Temps de vie collectifs

Pour François Testu, il est “urgent de proposer un calendrier annuel équilibré, où les périodes de classe de six à huit semaines alterneraient avec deux semaines de vacances. Cela pourrait conduire à une bimestrialisation de l'année scolaire. Les vacances d'été de huit semaines devraient permettre aux jeunes, d'une part, de découvrir de nouveaux environnements, de se rapprocher de leur famille, de vivre des temps collectifs et de mieux respecter leurs rythmes biologiques et psychologiques“. Les grandes vacances ne seraient, de cette façon, pas “des temps d'oisiveté où les jeunes s'ennuient, où ils oublient ce qu'ils ont appris au cours de l'année“. Mais “encore faut-il que tous les partenaires concernés par la mise en place de nouveaux aménagements des temps scolaires, soient convaincus du bien-fondé d'une éducation globale et qu'ils donnent les indispensables moyens matériels pour qu'elle se réalise“, ajoute le président de la JPA.

Perspectives d'épanouissement

Il estime que “si l'école contribue pour une large part à l'éducation, elle n'en a pas le monopole. Les vacances qu'elles soient grandes ou petites sont autant d'occasions de dépasser la régularité des heures de classe“. Il s'agit pour lui de “proposer aux jeunes d'autres moyens d'éducation, d'autres perspectives d'épanouissement“. Les vacances permettent de rencontrer de nouvelles personnes, de se confronter à la vie, de sortir de son cocon ou encore de développer son autonomie. “Les associations éducatives péri et extrascolaires, plus que jamais, doivent être complémentaires de l'école tant dans le respect des rythmes propres de l'enfant que dans son éducation“, poursuit François Testu.

Enfin, les vacances doivent permettre “au jeune de se 'ressourcer', d'oublier le stress du temps scolaire, d'oublier le réveil“. Pour François Testu, “en centre de vacances ou en centre de loisirs, certains enfants peuvent vivre sereinement selon des règles d'hygiène et des rythmes adaptés à leur âge, dormir leur compte et manger correctement vivre sereinement“.

Arbitrages en mai-juin

Le comité de pilotage de la conférence installée par le ministre en juin dernier, doit rendre une synthèse des auditions menées avant fin janvier 2011, avant d'entamer de nouvelles réflexions et consultations jusqu'à fin avril 2011. Le comité rendra ses arbitrages en mai-juin 2011. Des mesures devraient être applicables à la rentrée 2012 et à la rentrée 2013, selon le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, Luc Chatel.


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