Rythmes : un décret complémentaire annoncé par Benoît Hamon

"Nous ouvrirons une discussion, de façon à ce que, dans le cadre de la réforme [des rythmes scolaires] généralisée en 2014, le cadre réglementaire s’adapte aux expérimentations, et pas l’inverse", a annoncé Benoît Hamon. Le ministre évoque un regret, concernant la première année de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. "On a parlé au bout du compte de l’embarras qu’il pouvait provoquer […], mais plus, ou si peu, du sens de la réforme, qui consiste à modifier les pédagogies et changer le temps scolaire. Nous avions perdu de vue que cette réforme était fondée autour de la réussite des élèves, de tous les élèves", a-t-il estimé.

"Nous serons plus ouverts à toutes [les] expérimentations utiles, originales, qui concourent au même objectif [que la réforme], c’est-à-dire la réussite de l’élève. Je pense aux initiatives qui de longue date ont été prises, dans une ville comme Epinal par exemple, ou d’autres […] impliquées depuis longtemps avec les mouvements d’éducation populaire, avec le secteur associatif, avec des chronobiologistes, [dans] des expériences originales".

Ne pas revenir aux "4 jours"

L’assouplissement prévu par le ministère "débloquera la situation dans bon nombre de villes", a assure Benoît Hamon. "Je ne m’interdis pas, d’ailleurs, [de permettre] qu’un certain nombre de villes qui avaient imaginé une organisation du temps scolaire selon le décret existant, puissent, en voyant le décret complémentaire, réfléchir à un aménagement différent". "Nous allons ajuster, assouplir, [mais] cela ne veut pas dire qu’on va tout remettre à plat", a-t-il toutefois précisé. "Le décret ad hoc n’est pas là pour revenir aux 4 jours Darcos. Nous restons dans les grands principes de la réforme initiée par mon prédécesseur Vincent Peillon". Par ailleurs, dans "L'Est Républicain", le ministre a annoncé le même jour que le nouveau texte permettra "un assouplissement significatif" : "le principe des 9 demi-journées sera maintenu, mais je ne m’interdis rien", a-t-il expliqué.

"La continuité assurée par les cinq matinées est bonne"

Pour Benoît Hamon, l’objectif de "réussite" des élèves est "trop sérieux pour que les uns et les autres se livrent à une forme de menace ou de chantage […], en annonçant qu’ils n’organiseront pas la réforme des rythmes. Il revient maintenant à toutes les villes de proposer une organisation du temps scolaire pour la rentrée 2014."

Le ministre de l’Éducation nationale a jugé "désastreux que des maires, qui ont l’obligation de respecter la loi, ne mesurent pas que le message qu’ils envoient à tous leurs concitoyens, [revient à dire que] lorsqu’on considère que la règle n’est pas bonne, on peut s’en affranchir, alors qu’elle s’applique à tous. En matière d’éducation, et de pédagogie à la démocratie et la citoyenneté, je ne crois pas que ce soit la meilleure leçon".

"Il n’y aura pas de mauvais prétexte, pour retarder une réforme qui va dans l’intérêt des élèves", a conclu Benoît Hamon. "Je sais qu’il y a de l’embarras, pour les parents d’élèves, parfois pour les élus, pour les professeurs ; j’en tiens compte. Mais, même là où ils sont embarrassés légitimement, tous les professeurs qui, sur le terrain en primaire, ont mis en œuvre cette nouvelle organisation du temps scolaire, reconnaissent que, pour les élèves en difficulté, cette continuité assurée par les cinq matinées où l’on concentre les apprentissages ou savoirs fondamentaux est bonne".

(Source AEF)


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