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Jeunesse et Sports : le malaise des CEPJ

20 avril 2012 Catégorie : Jeunesse Éducation populaire Ministères et institutions

Animation : le dialogue social est à revoir – Photo © Laurence Fragnol

La nouvelle est tombée vendredi : certains élus des conseillers d’éducation populaire et de jeunesse n’ont pas siégé, pour la première fois de leur histoire, à une séance de la commission administrative paritaire.

Ces élus de la commission souhaitaient ainsi protester, peut-on lire dans le communiqué commun du SEP-UNSA et de l’EPA-FSU, contre la dégradation des conditions de travail des personnels de jeunesse et d’éducation populaire « et demander solennellement un engagement à rouvrir les discussions, sans précipitation, sur le temps de travail, pour le respect des missions techniques et pédagogiques, des statuts, dans tous les services et établissements. »

En effet, comment passer sous silence que, depuis la mise en œuvre de la réforme générale des politiques publiques, tous les personnels de jeunesse et d’éducation populaire sont la cible de mesures jugées, par le plus grand nombre de professionnels, comme inadaptées et contraires au dialogue social. Évoquant les conseillers d’éducation populaire et de jeunesse (CEPJ) et les conseillers techniques et pédagogiques supérieurs (CTPS) qui ne sont pas renouvelés faute de concours, la baisse des moyens alloués à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), le manque d’ambitions de l’Etat lorsqu’on parle de sujets comme le volontariat et l’engagement des jeunes, les politiques éducatives, etc. Les politiques de jeunesse semblent laissées pour compte, et l’éducation populaire abandonnée.

Ajoutons à ce climat délétère le décret d’application de la loi Warsmann qui ne paraît pas au Journal officiel pour des raisons juridiques assez abstruses, alors que nombre d'organisateurs d'accueils collectifs de mineurs attendent ce texte avec impatience pour optimiser le temps de travail de leurs animateurs employés sous contrat d'engagement éducatif.

On peut arguer que les urgences économiques et sociales se multiplient, et que le secteur en charge du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative n’est pas le plus à plaindre. Peut-être, mais faut-il pour autant continuer à convoquer des comités techniques entre les deux tours de la présidentielle [ndlr : le secrétariat général des ministères sociaux convoque 4 comités les 23 et 24 avril prochains] et oublier les règles élémentaires du dialogue ?

Agir est une bonne chose mais, peut-être, vaut-il mieux le faire en concertation avec tous et sans précipitation !

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