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La Nupes plaide « pour une politique publique des vacances en France »

Chapo

Dans une tribune parue le 18 juin dernier dans les colonnes du Journal du dimanche, six députés de la Nupes (Nouvelle union populaire, économique et sociale) plaident pour que « le droit au départ en vacances devienne effectif ». Ils émettent aussi des propositions qui concernent directement le secteur de l'animation.

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Bafa gratuit

Les six députés – Benjamin Lucas (Génération.s), Soumya Bourouaha (PCF), Arthur Delaporte (PS), Marie-Charlotte Garin (EÉLV), Frédéric Maillot (Pour la Réunion) et François Ruffin (LFI) – membres de la Nupes soulignent dans cette tribune que 40 % des Français ne partiront pas en vacances cet été, contre 37 % l’an dernier. 3 millions d’enfants seront « privés de grand bol d’air ». Les députés pointent l’inaction de l’État et l’absence de « politique publique des vacances en France » pour un temps « considéré comme purement privé, laissé au privé : à la sphère privée, les familles, celles qui partent, celles qui restent ».

Face à ce constat, les députés proposent l’universalisation du « “chèque vacances”, qui ne bénéficie aujourd’hui qu’à un salarié sur cinq. Qu’on mette en place un “ passe colo verte”, un voyage nature pour les enfants. Que passer le Bafa devienne gratuit, avec des stages pratiques rémunérés, qu’on vise à tripler ces formations avec cent mille par an ».

Urgence et semi-dépression

Entre ceux qui partent en vacances et ceux qui ne partent pas, le « grand écart se creuse » et « l’été devient le temps des inégalités ». Pourtant, soulignent les députés, « les vacances apportent de la joie. Et c’est une urgence, cette respiration, dans une France en semi-dépression ».

Les élus appellent donc « à une politique publique des vacances. Avec des objectifs : que le droit au départ devienne effectif, qu’on passe de 60  % à 80  % de partants. Et avec des moyens : que les transports soient rendus moins chers, un“ ticket climat ” train à prix réduit et à volonté, un aller-retour en voiture sans péage, des billets à prix bloqués pour les Ultramarins ».

« Réveiller les âmes »

Outre les aides financières, les élus de la gauche abordent le statut et la valorisation du métier des animateurs : « Qu’on fasse des animateurs, ce mot merveilleux, animer, “réveiller les âmes”, qu’on en fasse un véritable métier, respecté. »

Leurs propositions s’inscrivent dans des valeurs et des actions héritées de l’éducation populaire : « Il y a tant à faire pour le bonheur de nos concitoyens. Il y a tant à faire pour nous qui sommes les filles et les fils de Léo Lagrange, ce ministre qui, depuis son minuscule cabinet, offrit aux ouvriers une “embellie ” dans une sombre décennie. Il y a tant à faire, pour nous qui sommes les héritiers du grand Jaurès : "Nous ne sommes pas des ascètes . Il nous faut la vie large." Cette vie large, cette vie que les vacances élargissent, nous la voulons pour toutes, pour tous. »

Pas de niche parlementaire

Toutefois, faute de niche parlementaire pour imposer leur texte avant les vacances d’été, les députés de la Nupes ne peuvent qu’espérer que leur « proposition d’appel » soit reprise par un groupe de la majorité ou par le gouvernement pour qu’elle soit présentée formellement. Dans le cas contraire, elle sera discutée à partir de la rentrée.

 

Titre :
La Nupes plaide « pour une politique publique des vacances en France »
Auteur :
Isabelle Wackenier
Publication :
20 février 2024
Source :
https://www.jdanimation.fr/node/1212
Droits :
© Martin Média / Le Journal de l'Animation

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