L'INJEP menacé de disparition ?

L’Injep pourrait passer d'un statut d'établissement public administratif, à celui de « service statistique ministériel ». La décision sera prise « courant juillet ». Ce changement inquiète un collectif de chercheurs et d'associatifs qui a publié le 21 juin une tribune dans le quotidien Libération et a mis en ligne une pétition. « À l'heure où 23 % des jeunes sont en situation de pauvreté […] et que les inégalités entre jeunes se creusent, le gouvernement s'apprête à officialiser le démantèlement du seul établissement public spécialisé sur ces questions, l'Injep », avance ce collectif.
« La réaffectation d'une partie de son personnel dans une sous-direction 'études' interne au ministère en charge de la Jeunesse, signe la fin de cette institution historique », regrettent les auteurs de la tribune parue dans Libération.

Des inquiétudes infondées ?
Selon les signataires, ce projet de « réaffecter une partie du personnel de l'Injep dans un service » interne au ministère chargé de la Jeunesse « marque la fin d'une autonomie de fonctionnement, de choix d'objets de recherche et de publications pour un établissement pourtant reconnu depuis 60 ans comme acteur et ressource en matière de compréhension de la jeunesse ». Ils défendent « l'indépendance, l'autonomie administrative et la gouvernance » de l'Injep et s'opposent à la réforme de la politique jeunesse du gouvernement qui voudrait mettre en place des « tableaux de bord et des questions techniques sans ambition ni vision à long terme ».
De son côté, le ministère chargé de la Jeunesse juge que ces « inquiétudes sont infondées » et assure que l'Injep « fait partie des piliers » de la politique jeunesse du gouvernement.

Vers un élargissement des missions de l'Injep
Le ministère explique qu'il souhaite « élargir les missions » de l'Injep aux aspects statistiques et d'évaluation, et à la vie associative », « renforcer ses compétences » et « augmenter ses effectifs ». « C'est un renforcement » du rôle de l'institut, affirme le ministère.
Il assure que le nouveau statut juridique donnera « les mêmes garanties aux personnels » et souligne que « la réorganisation concerne une partie des personnels de l'Injep, ceux de l'Observatoire de la jeunesse, soit environ 15 personnes ». Il rappelle que l'Injep a été présenté comme « un des piliers » de la politique jeunesse du gouvernement lors du Comité interministériel de la jeunesse réuni en février. Selon le projet de loi de finances 2013, la sous-action « Injep » du volet jeunesse est fixée à 3,33 M€ en autorisations d'engagement et crédits de paiement (CP).

(Source AEF)


Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire

400 fiches d'activités

Demande Numéro gratuit

Mon Journal-Bilan Directeur d'ACM